Retour à la vie civile

 

 

 

De retour dans mon foyer, pour reprendre une expression consacrée, je me mis en quête d’un emploi. J’ai d’abord pensé à me mettre à mon compte comme dépanneur radio-télé, mais sans expérience réelle, ce serait l’échec.

J’ai envoyé diverses candidatures, dont une à l’Education Nationale, qui mit une année à répondre. En attendant, j’étais embauché comme technicien télé aux établissements TELABO, au Mans. Là je pus apprendre de plus près cette technique que je ne connaissais qu’en théorie. Très vite, je montrais à mes collègues comment diagnostiquer plus vite une panne.

L’année suivante, je répondais favorablement à l’offre d’un poste de prof à La Flèche, où j’enseignais la technologie et la pratique. n’ayant rien pour baser mes cours, je donnais des extraits des miens, issus de l’ESTT. Je voyais bien que les élèves peinaient à suivre, mais comment faire autrement? Je revis, beaucoup plus tard un de mes anciens élèves (que je ne reconnaissait pas,  de 17 ans à 32 ans, chauve…). Il m’apprit qu’il était ingénieur électronicien et que mes cours lui avaient servi jusqu’au DUT! Je lui dit que, de peur de perdre mon savoir, j’ai quitté l’Education Nationale après cette année scolaire, pour revenir chez TELABO. Hélas, le temps passant, je ne voyais pas ma rémunération évoluer beaucoup.

Pour changer de registre, j’entrais aux Téléphones ERICSSON, agent technique débutant, après 2 ans je passais dans le clan des cadres. Mais le diable de l’audiovisuel me poursuivait et je repris du service comme technicien principal dans un atelier radio-télé, toujours au Mans. Nous travaillions en sous-traitance , entre autres, pour Carrefour. Prenant mes déjeuners à la cafétéria de cette grande surface, immanquablement je côtoyais les vendeurs du rayon radio-télé. L’un d’eux parla de moi au directeur du magasin, désireux de créer son propre SAV. D’entretien en entretien il m’embaucha, sans me demander le moindre diplôme! Je restais 10 ans à Carrefour, mais ne supportais plus certaines malfaçons. M’étant syndiqué, et impliqué dans ce syndicat, je participais aux réunions de comité d’entreprise, d’abord locales puis nationales. C’est à une de notre magasin que, las d’entendre le directeur du moment se plaindre du coût du SAV, je lui suggérais de nous (mes collègues et moi) aider à nous mettre à notre compte, et dans ce cas il n’aurait plus à gérer que le matériel sous garantie. Il ne pouvait pas reculer devant cette demande pertinente, rapportée au compte-rendu. Nous avons mis 6 mois à trouver un terrain d’entente pour concrétiser cette manœuvre. Carrefour nous fournissait le véhicule, le poste de travail, quelques appareils de mesure et surtout, la clientèle. Le contrat était établi pour 4 ans, au bout de 2 je n’avais plus besoin de ce support, ayant créé ma propre clientèle.

C’est de là que LETENDARD ELECTRONIQUE à Guécélard, Sarthe, est né.

Je n’aborderai pas ici la partie privée de mon existence, le résumé de la page d’accueil suffisant.

Ces pages sont essentiellement consacrées à mon parcours professionnel atypique, où, partant d’un milieu très modeste, je suis parvenu à une existence honorable en ayant presque toujours fait ce que je voulais.

Vous pouvez me joindre à : hubert.letendard@free.fr

Merci de votre visite, puissiez-vous y trouver un intérêt, si d’aventure vous vous reconnaissiez sur une des photos, envoyez-moi un mail, que l’on se remémore des anecdotes...