Colomb Béchar (Algérie) DMT814 (Détachement Matériel de Transmissions)

 

 

 

Mon départ pour l’Algérie, ce lundi 25 novembre 1963, fut une journée assez mouvementée. Parti du Mans, valise à la main, à 4h15 pour arriver à Paris Montparnasse vers 6h 20, le métro porte de Versailles afin d’être à 7h à l’Armée de l’Air. Là, attente pour prendre la navette à destination de l’aéroport du Bourget. Arrivés au Bourget, nouvelle attente pour embarquer à bord d’un Nord Atlas; l’heure initiale prévue était 9h. Un incident retarda ce départ (trou dans la carlingue, fait par une fausse manœuvre d’un chariot élévateur!). Finalement, nous embarquons à 11h environ. A noter le froid et le brouillard de cette journée automnale. C’était mon baptême de l’air; nous étions une vingtaine de passager, dont une femme (PFAT). Impressionné par ce premier décollage, la longueur de piste me paraissant interminable, le vrombissement infernal des moteurs, je fus soulagé quand les roues quittèrent le sol. Pas moyen de voir Paris d’en haut, la densité du brouillard l’empêchant. Puis, miraculeusement, le ciel s’éclaircit pour voir le soleil, lorsque la couche de purée est franchie. Cap au Sud, bien entendu, après 3h de vol environ, nous nous posons sur le tarmac de Marignanne. Nous commencions à avoir les crocs et le déjeuner qui nous a été servi était le bienvenu.

Notre brave N2501 rempli de kérosène, nous embarquâmes à nouveau, cette fois pas d’escale, objectif Colomb Béchar. Cette partie du voyage parut interminable, malgré le survol de la Méditerranée, des iles Baléares la nuit tombant avant de voir la terre africaine. Enfin, vers 23h nous nous posâmes sur l’aéroport de Colomb Béchar, sourds comme des pots (par la suite, j’ai passé tellement d’heures à bord de cet avion, que je me suis habitué au bruit). Ce qui surprend, c’est la différence de température! Adieu capote! Accueilli par deux représentants de mon unité, un sergent et un homme de troupe, je regagnais mon campement. Pas de chambre disponible pour le moment, donc dodo sous la guitoune sur un lit de camp; dur quand on a passé une journée aussi éprouvante. Le lendemain, tour de reconnaissance des services administratifs et du casernement. Je passais une semaine à Colomb Béchar avant de poursuivre mon périple. Quel ne fut pas ma surprise de retrouver un de mes sous-officiers instructeurs de Montargis (EAT), l’adjudant Coquet, devenu adjudant-chef. Nous étions contents de ces retrouvailles et il me servit de guide pour explorer cette ville aux portes du Sahara. J’ai ramené quelques souvenirs photographiques que je vous propose de découvrir ci-dessous.

Ces images furent prises lors d’un autre séjour de visite à mon unité DMT 814, ayant acheté mon appareil photo pour Noël 1963, alors basé à Reggane. Pour être plus précis, au printemps 1964.

 

Ces photos, prises en avril 1964 sont ma propriété, extraites de mes diapos .